Un simple cran de trop sur la commande peut transformer un passage dans la brume en gêne persistante pour les conducteurs qui suivent. Le feu antibrouillard arrière, très intense, sert à rendre la voiture visible lorsque la vue est fortement réduite. Les antibrouillards avant, placés plus bas et éclairant plus largement, visent surtout les bords de la chaussée.
Distinguer les deux témoins
La confusion naît souvent des pictogrammes voisins sur la commande. Le témoin de l’antibrouillard arrière est généralement orange, avec des faisceaux représentés vers la droite. Celui des feux avant est le plus souvent vert, avec des faisceaux orientés vers la gauche. La couleur et le sens du symbole constituent donc les repères les plus simples.
Sur certaines voitures, une même bague commande les deux fonctions par crans successifs. Il suffit de la tourner un peu trop loin pour activer le feu arrière, puis d’oublier de revenir à la position initiale. L’allumage automatique des phares ne corrige généralement pas cet oubli: le témoin au tableau de bord reste le meilleur moyen de vérifier le réglage.
Une intensité mal adaptée
Le feu arrière doit rester perceptible à travers un épais rideau de brouillard. Lorsque l’air redevient clair, cette intensité devient agressive, particulièrement de nuit ou sur une chaussée mouillée qui multiplie les reflets. À faible distance, sa lumière peut également rendre les feux stop moins faciles à distinguer pour le conducteur placé derrière.
En Belgique, son usage est réservé au brouillard, à la neige ou à la forte pluie lorsque la visibilité est fortement réduite. Le bon critère n’est donc ni la saison ni la présence de quelques filaments de brume. Il faut juger la distance à laquelle la route et les autres véhicules restent réellement visibles, devant comme derrière.
Couper au bon moment
Dès que la nappe se dissipe et que les véhicules redeviennent nettement visibles à distance, l’antibrouillard arrière doit être désactivé. La présence d’une voiture proche ne suffit toutefois pas, à elle seule, à commander son extinction: si la visibilité demeure très mauvaise, le feu conserve son rôle de sécurité. Il faut donc réévaluer la situation à mesure que les conditions évoluent.
Avant un trajet automnal, mieux vaut repérer la commande à l’arrêt et mémoriser le témoin correspondant. Après chaque zone de brouillard, un regard au tableau de bord évite de poursuivre inutilement avec une lumière éblouissante.